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Se battre pour réussir une vie normale

  • Vie sociale et quotidienne : Vie personnelle et affective
  • Europe : France
  • Témoignage

Par mpaka le 06/08/2010

Se battre pour réussir une vie normale.





Je m’appelle Virginia, je suis née le 21 octobre 1980 à Blanc Mesnil en France, de père espagnol et de mère d’origine vietnamienne.



J’ai souffert d’une maladie génétique orpheline (paralysie spasmodique familiale progressive) qui m’a paralysée les jambes progressivement.

Je perdais l’équilibre et tombais souvent sans pouvoir me relever seule. La marche était très fatigante, d’où le fauteuil roulant.



Quand je voyais les gens courir ou jouer, ça me donnait l’envie de faire comme eux. Avant, cela me faisait très mal, maintenant je suis habituée. Je n’ai pas de complexes vis à vis de mon handicap. J’ai des amis valides qui nous acceptent tels que nous sommes et on rigole bien ensemble.



A l’école maternelle, j’étais la seule personne en situation de handicap. Je ne me rappelle plus quel sentiment j’avais en présence d’autres enfants valides. Parce qu’ensuite, je n’ai fréquenté que des écoles spécialisées où j'ai suivi des cours de cuisine, de français, mathématiques et géographie.



Pour mon équilibre corporel, j’ai fait un peu du sport : le foot en fauteuil, la natation et le slalom. J’ai même fait du dessin, mais j’ai perdu la main quand j’ai quitté l’école en 2002.



Puisqu’il fallait se battre pour réussir une vie normale, j’ai dû chercher à apprendre un métier à 21 ans.



Formations:



Pendant que j’allais à l’école, j’ai fait un stage de formation à l’ESAT (Etablissement et service d’aide au travail) à l’atelier conditionnement.

Puis je suis allée en foyer de vie où on fait beaucoup d’activités : peinture, déguisements pour des spectacles, du dessin, des sorties. Comme ça ne m’a pas plu, j’ai abandonné.



Ensuite je suis retournée à l’école pour continuer la formation générale : français, math, géographie, etc... en attendant d’avoir une place en ESAT/Foyer.



En 2002, j’ai eu une place au foyer du Kremlin-Bicêtre et deux ans plus tard l’établissement a emménagé dans des locaux neufs à la « Résidence Les Cèdres » où nous nous trouvons jusqu’à ce jour.



Un établissement moderne conçu et construit pour une vie adaptée aux personnes en situation de handicap, en opposition à l’ancien foyer où les toilettes et les douches étaient communs et situés dans le couloir. En plus nous étions avec d’autres locataires; ce n’était pas chez nous.



Je me sens bien au Foyer où on nous apprend l’autonomie. Il y a des machines pour le lavage et repassage du linge. Nous avons la possibilité de faire des stages en studio, c’est-à-dire pour apprendre l’autonomie, la cuisine, faire les courses avec un éducateur.

Et si c’est positif, on passe ensuite à l’apprentissage de la vie en appartement avec un peu plus d’autonomie.

Bref, on nous apprend à bien s’organiser pour la vie quotidienne.



Quant au travail à l'ESAT, je suis contente du milieu adapté à notre condition. Nous faisons beaucoup de choses comme par exemple : l' assemblage des pompes, plier les T-shirts, mettre des catalogues pour le vin dans les enveloppes et les expédier, placer des réveils dans les boîtes d’emballage, etc....



Pour terminer je peux dire que nous sommes bien encadrés au Foyer « La Résidence Les Cèdres ». Nous fêtons les anniversaires en commun, on fait des transferts (sorties lointaines pour des vacances), des excursions, on va aux sports d’hiver, etc...



Mon grand projet de vie c’est de vivre en appartement avec mon copain. Malheureusement les appartements ne sont pas équipés pour les personnes à mobilité réduite.



Pour conclure, j’aimerais que les gens qui souffrent comme moi à travers le monde vivent avec de meilleures conditions, même s’ils n’ont pas les mêmes moyens.



Il faut toujours se battre pour réussir une vie normale.











Recueilli par Célestin MPAKA MAKING

Chef de service de Réadaptation

Fonctionnelle du C.R.H.P/ Kinshasa

Langue d'origine : Français
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