Aller au contenu. | Aller à la navigation

Pour aller plus loin
UNAPIEI - L'Union Nationale des Associations de Parents et institutions pour les personnes handicapées mentales
  • Monte Lebanon & whole country Liban
  • moussa@nullfriendsfordisabled.org.lb
  • Dr Moussa Charafeddine
  • moussa@nullfriendsfordisabled.org.lb


Être handicapé n'est pas différent - M. Charafeddine, Liban

  • Enfance : Autre
  • Asie : Liban
  • Témoignage

Par Dr Moussa Charafeddine le 16/05/2012

Témoignage des réflexions sur les appellations des personnes ayant un handicap, et les stigmatisations associées.

Les personnes ayant un handicap portent depuis longtemps des étiquettes les stigmatisant : ils se sont vus attribuer tour à tour plusieurs "noms". Au début des années 90 du siècle dernier, ils ont reçu une appellation se voulant plus favorable : "différents" [en anglais plus précisément, ndt]. Cela a été fait pour minimiser la discrimination à leur encontre. Mais il est évident qu'être "différent" est une sorte de décision, et c'est parfois un choix, voire un profil physique externe, et qui pourrait être changé et modifié en fonction. En d'autres mots, les personnes "différentes" sont capables d'une façon ou d'une autre de se débarrasser du fait qu'elles sont différentes, et peuvent même devenir "semblables".

Les personnes ayant un handicap n'ont pas décidé de "retenir" le titre de "handicap", pas plus qu'elles n'ont choisi d'être "handicapées". En outre, elles ne peuvent pas refuser ce titre, même si elles essaient de le faire. Elles ne peuvent pas être "autrement". Il est "normal" d'être handicapé.

 


Pour ceux qui essaient parfois de réduire la stigmatisation en disant "les gens ayant des besoins spéciaux" ["special needs" en anglais, ndt], nous répondons que ces besoins ne sont pas un luxe, ou un don. Les besoins quotidiens vitaux comme la nourriture, l'habillement, le logement, l'air et l'eau ne sont pas des "besoins spéciaux". La même chose s'applique aux droits de l'homme des personnes ayant un handicap. Les privations de leurs droits doivent être considérés comme une violation des droits de l'homme. Les personnes handicapées devraient "REGAGNER" la gamme complète des droits de l'homme. Elles en ont été privées depuis de longs siècles.

Et pour ceux qui veulent les classer, les blâmer pour avoir différents niveaux de handicap, nous disons que l'étiquetage doit être adressé à d'autres. C'est parce que le "problème" ne les concerne pas directement. Elles ne doivent pas être classées comme "léger, moyen, sévère et profond", qui augmentent de façon significative le statut de leur infériorité [présumée] car cela les place sous le fardeau de la "non-capacité", qui devrait plutôt s'appliquer en fait aux "systèmes" de soutien et de services. La logique voudrait plutôt que ce soit ce système-commission - composé des organes directeurs, et les parties prenantes qui sont en charge de la prestation d'un soutien approprié et l'aide appropriée - à qui l'on attribuerait les étiquettes "léger, moyen, sévère ou profond" : les mesures à prendre pour que les droits des personnes ayant un handicap porteraient l'appellation de mesures de "soutien et aide" d'habilitation légères, modérées, sévères ou profondes.

 


Les personnes ayant un handicap constituent une partie essentielle de la diversité sociale. Elles ont droit à toute la gamme des droits de l'homme. C'est le temps que tous ces systèmes de "soutien et aide" se conforment aux termes de la convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées.

par Moussa Charafeddine MD

 

Langue d'origine : Anglais
Ajouter un commentaire

Vous pouvez ajouter un commentaire en complétant le formulaire ci-dessous. Le format doit être plain text. Les url et les courriels sont transformés en liens cliquables. Les commentaires sont modérés.

Question: 50 - 30 = ?
Votre réponse: