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Accueil Action Cambodge Handicap Le chemin vers l’autosuffisance d’une jeune association soutenue par des donateurs, Phnom Penh, Cambodge
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Le chemin vers l’autosuffisance d’une jeune association soutenue par des donateurs, Phnom Penh, Cambodge

  • Travail et activité : Production et service
  • Asie : Cambodge
  • Fiche d'expérience

Par Pierre Chetcuti le 09/10/2017

L’objectif principal de notre production de confitures et jus de fruits est l’autonomie financière. Mais il reste que l’apprentissage et les acquisitions de savoir-faire par les adultes ont comme visée leur insertion professionnelle.

 

 

 

  1. Action Handicap au Cambodge, le contexte

Notre lieu d’accueil se situe à Phnom Penh au Cambodge. Nous y disposons d’un foyer d’hébergement de 200 m² en location et d’une confiturerie de 80 m². Notre propre foyer est en cours de construction sur une surface de 350 m²

L’association Action Handicap Cambodge – ACH- a été créée en 2010 à la demande de l’ONG « Pour un Sourire d’Enfant ». Son projet est l’accueil d’adultes en situation de handicap mental dans un cadre de vie communautaire et familial. 

15 adultes y sont accueillis actuellement. Une dizaine d’autres sont passés par ACH et se sont insérés socialement. La moyenne d’âge est de 21 ans. Les adultes ont été orientés vers notre foyer par d’autres ONG s’occupant d’enfants ou par leur propre famille

 

  1. Une finalité ;  l’autosuffisance et un chemin qui passe par la production de confitures et sirops

 

Action Cambodge Handicap ne vit actuellement que de dons. Nous sommes donc dans la précarité. Nous ne recevons aucune aide de l’Etat cambodgien, mais espérons qu’un jour il prendra la mesure des besoins.

Le choix d’activités rémunératrices telles que les confitures et les sirops fait partie de notre chemin vers l’autosuffisance.  Nous cherchions à mettre en place une activité que nous maitriserions, nous avons constaté qu’il y avait un marché à prendre et nous maitrisions les process.

Si l’objectif principal de cette activité est l’autonomie financière, il reste que l’apprentissage et les acquisitions de savoir-faire par les adultes ont comme visée leur insertion professionnelle.

 

Indépendamment de l’aspect financier la question de la gouvernance est aussi un facteur d’indépendance.

 

  1. La mise en œuvre de l’activité

 

L’activité de transformation de fruit a commencé en mars 2012

Nous avons d’abord recherché des fournisseurs de fruits. Ensuite est venu la période d’apprentissage de la découpe puis la formation à la cuisson et l’empotage. La recherche de points de vente s’en est alors suivie pour la commercialisation des produits.

Les fruits proviennent de fournisseurs grossistes présents sur le marché. L’ensemble des opérations de découpe, de transformation se font à la main. L’apprentissage a donc été une transmission classique de savoir-faire. 

Nous développons le réseau commercial en participant à des manifestations et des foires diverses. Nous rencontrons directement les revendeurs. Nous sommes en effet les seuls à proposer un produit façonné selon les normes  et recettes françaises avec des fruits locaux.

  1. Les moyens déployés

 

  • Sur le plan humain :

    Sur place, l’encadrement est assuré par une directrice locale soutenue par 4 salarié/es locaux et 2 volontaires.

  • sur le plan financier :

    Le lieu de vie est loué. Tous les financements proviennent de dons.

  • sur le plan technique et matériel :

    Pour la production, nous disposons de réchauds à gaz, de marmites, de bassines, d’étagères, de tables et de planches à découper.

     

  1. Quelle évaluation faites-vous aujourd’hui ?

 

Nous avons atteint en tout ou partie les objectifs que nous avions au départ. Ce qui compte pour nous est  la mise au travail et l’insertion sociale des personnes handicapées. Mais nous avons pu constater également que l’estime de soi a grandi chez les adultes ainsi que la facilité dans leurs interactions sociales. Il leur reste encore à acquérir des savoir-faire sociaux, comme être à l’heure, respecter les consignes, etc…

 

Pour notre organisation, la difficulté principale reste de mobiliser et de fidéliser le personnel.

 

Notre expérience nous enseigne que, s’il est bon qu’elles se développent, les actions doivent rester adaptées à la situation des personnes. Il ne faut pas se décourager ! Pour obtenir un résultat de 10 il faut mettre une énergie de 100. Mobiliser et s’entourer au maximum de personnels locaux doit rester la ligne directrice. 

 

Texte établi à partir d'une interview de M. Pierre Chetcuti.

                       http://www.action-cambodge-handicap.org 

 

 

 

 

 

 

 

 

Langue d'origine : Français
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