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Accueil L'évolution du CNP: faire parvenir l'assistance en santé mentale au plus près de la population, Nouakchott, Mauritanie


L'évolution du CNP: faire parvenir l'assistance en santé mentale au plus près de la population, Nouakchott, Mauritanie

  • Inclusion : Aide et compensation
  • Afrique : Mauritanie
  • Fiche d'expérience

Par Handiplanet le 06/08/2010

Le Centre Neuro-Psychiatrique est un établissement public basé à Nouakchott qui a pour mission de prendre en charge les maladies mentales et neurologiques sur tout le territoire.
Le Centre Neuro-Psychiatrique est un établissement public basé à Nouakchott qui a pour mission de prendre en charge les maladies mentales et neurologiques sur tout le territoire. Il a également une mission de recherche et de formation. Sachant que le pays est pauvre en ressources humaines, financières et en équipement, que le territoire est vaste et que la population est éclatée, nous avons été amené à privilégier trois axes pour faciliter aux patients l’accès aux soins de santé mentale.

Les axes majeurs de notre action

- Le premier axe est d’agir sur le plaidoyer, sur la sensibilisation et la destigmatisation de la maladie mentale auprès de la population. Cela passe par de l’information et de la pédagogie. C’est là la tâche la plus difficile, car les représentations sur la maladie mentale sont fortes dans le pays.

-Le deuxième axe est de former des gens et les sensibiliser à la prise en charge de la santé mentale. Souvent le personnel médical n’est pas formé en santé mentale. Aussi nous menons des actions de formations continues, nous organisons des séminaires pour former les médecins généralistes et les infirmiers à la maladie mentale.

- Le troisième axe est de disponibiliser les médicaments malgré la pauvreté des gens en leur permettant de les acquérir à un prix social. Pour exemple, nous pouvons délivrer actuellement, depuis nos pharmacies, un mois un traitement comme le Solian, l’Olanzapine,la risperidone à un malade psychotique entre 10 et 15 €.

Evolution pour les prochaines années
Notre rôle sera de combler un vide qui existe dans le pays. Actuellement pour le malade, le lieu de soins c’est l’hôpital ou la famille. Nous nous attachons à faire comprendre qu’il y a d’autres structures que l’hôpital pour prendre en charge les pathologies de santé mentales

Une option de soins communautaires au plus près de la population devrait nous amener à créer des centres médicaux décentralisés. Nous cherchons à avoir une alternative pour l’insertion sociale, mais sur le plan de la société civile cela n’a pas fait son chemin encore. Les esprits ne sont pas prêts. Nous souhaitons cependant la création de structures décentralisées .

Vers un modèle plus communautaire de prise en charge
Il y a des expériences pilotes de l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé- mises en place de part le monde. Nous nous en inspirons pour mettre en place notre propre organisation en cela le bureau pays nous accompagne.
Le partenariat avec le CCOMS français pour la recherche et la formation nous a fourni un modèle d’enquete en population generale pour explorer :
- dans un 1er volet la perception sociale de la maladie mentale.
- Un 2éme volet était consacré à la prévalence de la maladie mentale,
- Le 3ème volet explorait les données socio démographique

Cela s’est fait pour un échantillon de 1000 personnes. C’était donc tout a fait représentatif et nous a fourni des résultats sur lequel nous pouvons construire notre modèle d’organisation pour porter les soins au plus près de la population
Par ailleurs, le coût des traitements est un frein important pour les soins. Nous avons donc entamé une démarche de partenariat avec les laboratoires Sanofi aventis dans une demarche publique-privé a but social qui nous garantit un prix social des médicaments dans le cadre d’une experience pilote dans la ville de Nouadhibou. Il nous accompagne pendant trois ans dans une recherche sur l’impact de la sensibilisation continue du grand public associèe à la formation des medecins gènèralistes et des infirmiers et à la disponibilisation des medicaments sur la prise en charge des malades mentaux d’une part et d’autre part evalue la charge familiale lors de la prise en charge d’un malade atteint de schizophènie, avant le traiment puis sur des durées respectives de 6 mois, un an et deux ans de traitements.
Le questionnaire va également explorer le vécu de patients par rapport au traitement.
Nous avons aussi un partenariat avec la France (EPSM lille metropole ;Hop Edouar Toulouse Marseille,Limoge ) qui nous permet d’envoyer des praticiens en France et nous recevons également des personnels hospitaliers français en stage et des formateurs (CCOMS.LILLE et Arpsydemio Marseille)

Nous collaborons avec l’Algerie,le Maroc et le Sènègal dans le domaine de la formation et l’échange continu d’expérience .
Enfin je voudrais faire part d’une première qui se déroule à Nouadhibou, ville à la frontière nord du pays. La municipalité s’engage sur la santé mentale en recevant, dans les locaux même de la mairie, une consultation d’un officier de la santé mentale. Un centre communale de santé mentale est en construction actuellement. Cela est une évolution heureuse puisqu’elle donne de bon résultat en permettant de rapprocher les soins de la population.
Langue d'origine : Français
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